Les “déchets” de Pékin
Actu, Climat, Non classé, Sport 1 Commentaire »Dans une ville comme Pékin, l’air y est tout simplement irrespirable.
Julien Chol, un français expatrié à Pékin, explique :
Les données brutes sont les mêmes en Chine que dans d’autres pays, d’ailleurs les machines utilisées pour faire les mesures sont souvent les mêmes, ce qui est compté, ce sont les particules flottant dans l’air et qui peuvent rentrer dans l’appareil respiratoire. En revanche l’échelle utilisée pour vulgariser ces données est très différente. La qualité de l’air peut être considérée bonne à Pékin, elle sera mauvaise selon les critères de Paris.
A Paris l’indice 10 de pollution, c’est-à-dire le plus élevé, correspond à un taux de 125mg/m3. Or, à Pékin, l’objectif du gouvernement est d’atteindre les 150 mg/m3, et nous atteignons, au moins cinq fois par an, le pic des 600 mg/m3.
Durant les JO, le gouvernement Chinois a donc décidé de prendre des mesures drastiques pour limiter le taux de pollution: restreindre la circulation automobile et mettre au ralenti les usines les plus sales, ce qui fait dire au Canard Enchaîné (23/07) :
On se doute qu’aussitôt après le dernier tour de piste et la dernière remise de médaille tout repartira comme avant. Ce qui laisse entrevoir une solution de bon sens contre le réchauffement planétaire : instaurer des JO continus et perpétuels en Chine.
Mais afin de rendre la fête encore plus belle, les autorités Chinoises - bien décidées a contrôler les éventuelles chutes de pluie durant la compétition - sont équipées d’un véritable arsenal de guerre: notamment une vingtaine d’avions lance roquettes, permettant d’asperger les nuages d’iode argenté.
La stratégie est simple: l’élimination systématique des masses blanches moutonneuses. En fonction de leur taille, des éléments chimiques seront injectés pour les disperser et si les nuages sont déjà formés, ils déclencheront alors la pluie à distance respectable du stade à l’aide, entre autres, de nitrogène (azote) liquide.
Sur un plan éthique, le procédé me laisse dubitatif, sur un plan biologique cela pourrait être catastrophique: l’iode argenté est en effet un produit hautement nocif pour les systèmes aquatiques, injecté dans le nuage, il composera les gouttelettes de pluie qui s’infiltreront dans les nappes phréatiques coulant directement vers l’océan…et après ? demandera t-on aux poissons ?
L’homme marche sur la tête.
Pessimiste ? Allez, histoire de finir sur une note plus légère, voici un clip réalisé par la troupe Le Théâtre du Soleil:
Pas si léger que ça finalement ! Ça vous apprendra, fallait pas cliquer !!
Sources:
http://www.oceko.info
http://www.pollution-china.com/Blog/ (Le blog de Julien Chol)
http://www.aujourdhuilachine.com/

