Les “rejets” de Tricastin
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L’histoire commence le 7 Juillet sur le site nucléaire du Tricastin:
Areva détecte à 23 heures une fuite d’uranium, 75 Kg viennent de s’échapper dans la nature, malgré le danger, les autorités régionales et nationales ne sont averties que le lendemain matin (8 heures plus tard) afin d’avertir la population locale et d’interdire la baignade et la consommation de l’eau du robinet.
Ce n’est que le début
Borloo, notre sinistre de l’écologie, se veut rassurant et indique dans un premier temps que le nombre d’incidents de type niveau 1 (le plus faible sur une échelle internationale qui en compte 7), était de “114 en 2006 et de 86 en 2007, soit une baisse de quelque 30%”.
Rassurant n’est-ce pas ?
Le lendemain, curieusement, Jean-Louis change de ton: il souhaite alors que “l’on vérifie (…) l’état des nappes phréatiques situées près de toutes les centrales nucléaires françaises”.
Sur la Canebière on refait les calculs: 1 volume de Ricard et 5 volumes de Becquerels !
Le 23 Juillet, rebelotte, nouvel incident sur le site du Tricastin.
Cette fois-ci, on apprend que 97 personnes ont été irradiés au Cobalt 58 lors d’une banale opération de maintenance (c’est à se demander si ils ne foutent pas des manchots derrière les pupitres quand même !).
L’ASN (le gendarme du nucléaire) parvient a classer cet incident au niveau 0…c’est à dire sous le dernier échelon ! En effet 15 jours plus tôt, on nous apprenait que le fuite d’uranium était un incident tout à fait mineur de niveau 1 - le plus bas - sur une échelle allant de 1 à 7 !
- Ça s’est bien passé ta journée chéri ?
- Mouais, j’ai pris du Cobalt 58 plein la gueule, mais Jean-Louis Borloo m’a dit que c’était moins grave, que grave.
La présidente d’Areva - Anne Lauvergeon - se désole des retombées médiatiques: “Si chaque fois que nous sommes transparents nous provoquons des craintes, il y a un problème”. (Le Canard du 23 Juillet).
Finalement, mieux vaudrait être opaque ?
Au dernière nouvelles les vins portant l’appellation “Coteaux du Tricastin” se vendent moins bien, on se demande bien pourquoi !
D’ici à ce que les viticulteurs viennent déverser du gros-rouge devant le 20 Avenue de Segur, y a pas loin (ça ferait tache quand même sur les terres de Rachida ! ) restera alors à Nicolas de pondre un Grenelle pour les viticulteurs.
