
Après guerre, les 58 états représentés aux Nations Unis avaient eut l’idée pour le moins saugrenue de rédiger une déclaration universelle des droits de l’homme … fichtre ! Reconnaissons que c’est un peu démodé aujourd’hui.
Mais en ce jour symbolique, la France a malgré tout tenu à célébrer cette intention commune en invitant à Paris le digne représentant des ces droits de l’homme: le général Kadhafi.
Comme le dit Serge Faubert: “Saddam n’a pas pu venir.”
Certains ont bien essayé de gâcher cette belle journée, comme une certaine Rama Yade (que l’on dit Secrétaire d’état aux droits de l’homme) qui s’est laissée aller à quelques dérapages verbaux :
“Le colonel Kadhafi doit comprendre que notre pays n’est pas un paillasson, sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s’essuyer les pieds du sang de ses forfaits. La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort”.
Le premier ministre, François Fillon, a naturellement repris à l’ordre sa secrétaire d’état:
“Que les donneurs de leçon tournent sept fois leur langue dans leur bouche ! Laisser les infirmières bulgares croupir dans les geôles libyennes, c’aurait été un crime”.
…
“La France reçoit le colonel Kadhafi parce que le colonel Kadhafi a libéré les infirmières bulgares et parce que le colonel Kadhafi s’est engagé dans un processus de réintégration dans la communauté internationale”.(1)
Suivi de près par le chef de l’état:
“Si nous n’accueillons pas des pays qui prennent le chemin de la respectabilité, que devons nous dire à ceux qui prennent le chemin inverse ?”.
J’en veux pour preuve les propos tenus par le général Kadhafi qui estime “normal que les faibles aient recours au terrorisme”.
C’est certain: la Libye est sur la bonne voie !
(1) Pauvre Fillon, je ne sais pas si c’est le décalage horaire du lointain Brésil qui lui fait dire de telles niaiseries ou s’il est complètement au bout du rouleau, mais en termes d’arguments merdiques, je crois bien que sur ces 8 derniers mois, c’est ce que j’ai entendu de plus mauvais.